
A la fois, vitrine informationnelle sur la collection, le site offre des extraits des ouvrages ( en format html et pdf), des liens pour les acheter ou les télécharger, des forums de réactions et d'échanges des lecteurs. Libres, citoyennes et réflexives, ces conversations sont le fuit d'un travail d'auteur.
Cette page est un portail duquel s'ouvrent des fenêtres et des documents en pdf.
Si l’égalité entre les femmes et les hommes progresse, force est de reconnaître que les femmes sont encore victimes de préjugés, de stéréotypes, d’inégalités qui limitent leurs vies professionnelles, familiales et sociales. L’heure demeure au développement d’une éducation à l’égalité filles – garçons, à la révision d’attitudes et de discriminations sexistes qui s’inscrivent dans des représentations traditionnelles de dévalorisation du féminin par rapport au masculin. Cette infériorisation est gravée dans le marbre de la langue, elle réside dans la catégorisation en genres hiérarchisés. « Désexiser » la langue, les jouets enfantins, les rôles sociaux des adultes ; repenser la notion de genres et leurs attributions conformes aux usages ; resituer les rapports humains dans une perspective historique et théorique ; bousculer les normes, les lieux communs… Tout cela répond à la Convention interministérielle de 2007 sur l’égalité entre femmes et hommes et les missions éducatives afférentes. Ces conversations en famille, en classe, entre élèves sont des invitations éducatives à des discussions pédagogiques qui visent plus amplement une éducation à la citoyenneté, copartagée par les coéducateurs que sont les enseignants et les parents. Homme ou femme : c’est une question de connaissance et de respect, tout simplement. Conversons-en.
La
condition des femmes est une question toujours actuelle qui impose des
conversations de type pédagogique pour
« éduquer » les
esprits. En
effet, si la femme est désormais libre de
maîtriser sa procréation depuis deux
générations, en d’autres domaines,
l’égalité n’est pas encore
une conquête
acquise. La différenciation des responsabilités
hiérarchiques, des
rémunérations et des carrières
demeure. Le choix des filières et des avenirs
professionnels n’est pas égalitaire, tout comme
les conditions de la vie quotidienne
et de la représentation politique, malgré
quelques petits progrès. Face au
chômage, à la précarité et
la violence, les femmes sont toujours les premières
victimes, sans compter les violences conjugales, les brimades sexistes
et
d’autres exclusions. L’école de la
République reçoit toujours des jeunes filles
asservies, excisées, mariées de force ou
voilées. Les chiffres de la violence
conjugale en France demeurent plus que très
alarmants : « Tous les
trois jours, une femme meurt, victime de violence
conjugale »
(Statistiques de novembre 2006, extrait de www.femmes-egalite.gouv.fr )
